• N’utilisez pas l’huile essentielle sans l’huile support. N’oubliez pas que les huiles essentielles sont très puissantes et peuvent irriter la peau.
• Demandez du conseil à un médecin avant d’utiliser les huiles essentielles si vous êtes enceinte, si vous êtes épileptique ou souffrez d’hypertension.
• N’utilisez pas l’huile essentielle sur les membranes muqueuses (en cas de contact avec l’huile rincez avec de l’huile d’olive.)
• Les huiles essentielles sont seulement pour l’usage externe, ne pas avaler.
• Gardez les huiles essentielles loin de la portée des enfants.
• Les huiles essentielles sont contre-indiquées pour les femmes enceinte ou allaitant. Il est impératif de demander l’avis du médecin avant de les utiliser.
• Les huiles essentielles sont très inflammables. Utilisez seulement des diffuseurs conçus pour cette fin.
• L’huile essentielle peut être toxique s’il est rance ou périmée.
Le massage yoga Thaï : une thérapie ancestrale au service du monde moderne
Le terme « massage Thaï » renvoie sûrement beaucoup de personnes à l’image des nuits agitées de Bangkok, et de salons proposant des services qui n’ont rien à voir avec le massage. Cette image ne pourrait pas être plus fausse : cet art ancestral trouve son origine dans la spiritualité de la philosophie bouddhiste.
Le massage Thaï (ou massage ancestral, comme il est appelé en Thaïlande) a été conçu il y a plus de 2 500 ans, à l’époque de Bouddha (Siddharta). On pense que son créateur était un docteur indien, Jivaka Kumar Bhaccha, ami de Siddharta et médecin au Sanga, un ordre monastique bouddhiste. Il fit découvrir à cette région les principes du massage et des herbes médicinales ; même aujourd’hui, l’influence de l’Ayurveda (médecine indienne ancestrale) sur le système de santé thaïlandais est évidente.
Le massage thaï se base sur le principe de circulation d’énergie dans le corps. Maladies et troubles divers, qu’ils soient physiques, mentaux ou émotionnels, sont expliqués comme conséquences d’un blocage du flux énergétique. Le concept du Qi, l’énergie qui existe dans et autour de chaque être vivant, doit être familier à tous ceux qui pratiquent le yoga ou un art martial.
La médecine thaïlandaise se base sur la croyance selon laquelle une « carapace » constituée de 72 000 lignes énergétiques ou « sen » entoure le corps comme une seconde peau ; c’est elle qui transporte le Qi. Le massage Thaï en utilise couramment 10, qui contiennent les points permettant d’influer sur la santé du patient. Comme pour les points d’acupuncture de la médecine orientale, la science occidentale commence à reconnaître que ces points, qui ne sont pas vérifiables physiquement, semblent avoir une réelle influence sur le flux d’impulsions nerveuses parcourant le corps.
Le massage Thaï ne ressemble en rien aux autres formes de massage communément pratiquées en Occident : aucune huile n’est utilisée, le patient reste habillé et est allongé par terre, sur un futon, et non sur une table de massage. Pour stimuler le flux d’une énergie positive dans le corps, l’approche est double :
L’accupression, à ne pas confondre avec l’acupuncture ; le thérapeute se sert de ses doigts, pieds, coudes, genoux et même de son fessier pour manipuler divers points du « sen ».
L’étirement ; des exercices de yoga passifs ou assistés complètent le travail des points de pression.
Lorsque les gens pensent au yoga, ils pensent souvent à des postures excentriques (voire douloureuses). Mais il ne faut jamais s’étirer au-delà des limites fixées par la souplesse de chacun, sous peine de se blesser. Ainsi, pendant un massage Thaï, le patient n’aura pas à tenter de faire des exercices qu’il n’est pas capable de faire.
L’alliance de ces deux pratiques crée un véritable « entraînement » des tissus mous et des articulations qui se veut très revigorant, et qui détend tout en réénergisant l’individu. C’est en quelque sorte un cours de yoga au cours duquel quelqu’un ferait tout à votre place ! Si certains points et étirements peuvent tout d’abord paraître difficiles (comme ouvrir un portail rouillé), les patients déclarent que la « douleur » qui en résulte ne dure pas et fait partie des douleurs positives, comme lorsque l’on gratte une partie du corps qui nous démange.
Un traitement régulier apporte de nombreux bienfaits :
• Une flexibilité accrue : les étirements passifs sont bien plus profonds que ceux que l’on pratique soi-même. Avec le temps, le gain de souplesse peut être extrêmement important, surtout si le patient allie à ces séances des étirements classiques réguliers et appropriés. La différence est particulièrement flagrante au niveau du pelvis et du tendon du jarret.
• Moins de blessures : les déchirures musculaires sont principalement dues à une tension trop importante du muscle qui l’empêche de répondre aux ordres qui lui sont envoyés. Plus le muscle est flexible, moins il y a de risques de blessure.
• Une meilleure récupération et de meilleures performances : en relâchant les tensions musculaires et en éliminant les toxines, le massage améliore la circulation dans l’ensemble du corps. Si l’afflux sanguin est stimulé, les muscles bénéficient de plus de nutriments et d’oxygène ; ils deviennent donc plus efficaces et récupèrent plus rapidement après l’effort.
• Plus d’énergie : tous les bienfaits mentionnés ci-dessus apportent avec le temps une énergie plus grande, puisque les tensions sont réduites et les différents systèmes de l’organisme fonctionnent plus efficacement.
Mais le plus beau cadeau de cet art millénaire est sans aucun doute la conscience et l’écoute de soi. En connaissant le fonctionnement de son propre corps et des forces qui l’influencent, l’individu est plus à même de se maintenir en bonne santé.
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