nov
25
2009
Céphalées de tension et maux de tête
Auteur: adminLa plupart d’entre nous y ont déjà été confrontés : cette douleur qui monte en intensité, cette pression ou ce lancinement constant, cette impression d’avoir la tête dans un étau et qui s’étend jusque dans la nuque et les épaules. Il est impossible de se concentrer, et l’on devient irritable et grognon. On estime que plus de 45 millions de personnes souffrent de céphalées de tension. Si certains ne sont affublés que d’un mal de tête passager et occasionnel, d’autres sont assaillis par des douleurs chroniques quotidiennes. Malheureusement, plus la crise est longue, plus il y a de chances que d’autres douleurs ennuyeuses surviennent à l’avenir : douleurs musculaires, fatigue, difficultés à trouver le sommeil… Et plus les symptômes persistent, plus il y a de chances que le mal de tête s’intensifie.
La céphalée de tension
Il s’agit de la forme la plus répandue de maux de tête. Elle peut toucher n’importe qui, n’importe quand, et est déclenchée par toute une gamme de facteurs ; les plus communs sont la tension, qu’elle soit physique ou mentale, le bouleversement des habitudes de sommeil et les repas sautés. La douleur oscille entre légère et modérée et peut se présenter sous la forme d’une forte pression sur le crâne qui s’étend jusque dans la nuque ou les épaules, d’un étau qui enserre la tête ou encore de lancinements.
La douleur peut augmenter graduellement ou survenir subitement, et ce, à n’importe quel moment de la journée. Bien qu’elle ne soit généralement pas insupportable, la douleur peut survenir au moment du réveil et persister pendant plusieurs jours. La contraction musculaire et l’afflux sanguin influent tous deux sur les céphalées de tension. Lorsque le muscle se contracte, il devient très tendre, et le reste bien après que le muscle se soit relâché. Les vaisseaux sanguins peuvent alors être comprimés ou pincés par la raideur musculaire, ce qui limite l’afflux sanguin dans la tête. La dilatation périodique de ces vaisseaux explique la sensation de douleur lancinante dont vous souffrez peut-être.
Nombre de facteurs contribuent aux céphalées de tension. Le stress, par exemple, est l’un des facteurs les plus communs, tout comme une mauvaise posture. Toute activité qui vous oblige à maintenir votre cou raide (travailler sur l’ordinateur, regarder la télévision, lire…) peut entraîner une crise. Certaines expressions du visage peuvent également les provoquer : mâcher un chewing-gum, plisser les yeux, ou grincer des dents.
Le mal de tête dû à une contraction musculaire se divise en deux catégories : aiguë et épisodique. En cas de crise aiguë, le sujet souffre d’une douleur modérée, généralement sourde ; le sujet souffrant de céphalées épisodiques, quant à lui, peut souffrir de douleurs localisées n’importe où dans la tête, la nuque ou les épaules. Ces maux de tête peuvent devenir chroniques.
Les maux de tête chroniques durent entre plusieurs jours et plusieurs semaines, voire des mois ; la douleur est constante ou du moins, se manifeste une fois par jour. Ceux qui y sont sujets doivent être suivis médicalement, puisque les médicaments sans ordonnance n’agissent plus. De plus, la prise trop fréquente de ce type de médicaments peut entraîner de nouvelles crises.
Quelques astuces pour vivre avec une céphalée de tension
Utilisez les médicaments sans ordonnance avec précaution : si une dose ne fait pas effet, une autre dose ne résoudra pas non plus le problème ; de plus, il faut éviter le surdosage. Ne prenez que la dose prescrite
Essayez d’éliminer votre stress. Allez prendre l’air frais, respirez profondément, prenez des médicaments et mettez au point des mesures préventives pour ne pas accumuler trop de stress : levez-vous un peu plus tôt pour ne pas avoir à vous presser, utilisez un calepin pour ne pas oublier les choses importantes, maintenez votre équipement ( voiture, ordinateur) en bon état. Prenez le temps d’évaluer et de gérer votre stress pour ne pas « craquer » au pire moment. Soyez prévoyant : remplissez régulièrement l’aquarium pour qu’il ne s’assèche pas, ou présentez-vous à l’avance à l’aéroport pour ne pas rater votre avion. Essayez d’être plus ouvert et conciliant : remettez la vaisselle à plus tard, et allez vous amuser. Éteignez votre téléphone et profitez d’un bon bain ininterrompu. Apprenez quelles sont vos limites et sachez dire « non ». Pardonnez et oubliez, rendez visite à de vieux amis ; veillez à dormir suffisamment chaque jour, et éviter les grasses matinées, qui cassent le rythme de sommeil. Au bureau, offrez-vous des pauses courtes et nombreuses pour vous étirer. Laissez-vous aller, riez ou pleurez un bon coup, ou même criez. Évacuez les émotions susceptibles de provoquer un mal de tête.
Si malgré cela, vos céphalées sont toujours aussi intenses, faites appel à des professionnels du monde médical. Votre médecin traitant pourra vous prescrire des antidouleurs.
Les céphalées chroniques quotidiennes
Elles surviennent généralement suite au surdosage ou à l’utilisation excessive des médicaments sans ordonnance. S’ils sont pris plus de trois jours d’affilée, les symptômes de manque sont souvent la cause du mal de tête. Ceci mène à prendre davantage d’antidouleurs, mais le surdosage interfère avec la zone du cerveau qui régule le flux des messages de douleurs envoyés aux nerfs. Il en résulte un mal de tête plus douloureux encore.
Les céphalées chroniques quotidiennes sont également favorisées par la prise de médicaments contenant de la caféine ; si elle rend l’antidouleur plus efficace et plus rapide, tout comme une tasse de café, cet additif peut entraîner une aggravation des symptômes. Donc, lorsque vous prenez des antidouleurs, surveillez votre consommation de caféine.
Pour éviter que la douleur ne s’intensifie, suivez les prescriptions à la lettre. Par exemple, n’en prenez pas trois alors que la notice stipule qu’il faut n’en prendre que deux. Ne les prenez pas sur une trop longue période. Si vous souffrez de maux de tête récurrents, consultez un médecin.
Si vous souffrez de céphalées chroniques quotidiennes sévères, arrêtez le traitement de médicaments sans ordonnance. Votre corps doit se purger. Si les symptômes deviennent insupportables, consultez votre médecin.







